vertikal

mourad merzouki / ccn de créteil / compagnie käfig

Après avoir exploré l’espace virtuel avec l’hypnotique Pixel, Mourad Merzouki, chorégraphe et directeur du Centre chorégraphique national de Créteil, confronte le hip-hop aux lois de la gravité. Un comble pour cette discipline ancrée au sol ! Avec audace, il expose ses danseurs au défi de la verticalité.

 

Sans s’éloigner des racines du mouvement, le chorégraphe aime en bousculer les codes et les repères. En inscrivant son travail au carrefour de multiples arts, il conquiert ainsi de nouveaux espaces de jeu.
Avec Vertikal, il investit les airs, bouleverse les points d’appui de ses interprètes et modifie la ligne d’horizon du public. Grâce à un dispositif de parois mobiles, pensé par le scénographe Benjamin Lebreton et un système d’accroches et de suspensions, proposé par la compagnie Retouramont, spécialiste de danse aérienne, les dix danseurs harnachés de baudriers, escaladent les murs, disparaissent, rebondissent, s’envolent, confondant ciel et terre. Dès lors, tout est possible, la chute comme l’élévation. La composition musicale d’Armand Amar les accompagne crescendo, alliant la puissance des cordes à celle des voix. Quant aux lumières de Yoann Tivoli, complice de la première heure de Mourad Merzouki, elles sculptent l’espace et subliment les mouvements avec une poésie folle. Comme par enchantement, baudriers et filins deviennent invisibles, laissant place à la beauté d’un spectacle tout en fluidité et suspension.
Puissant et vertigineux !

 

Pour le public, comblé par la beauté des tableaux et la virtuosité d’un mouvement interrompu, le plaisir est total.

La Croix, Marie-Valentine Chaudon, 27/10/18

 

Des images fortes, des corps d’où émergent une sensibilité et une sensualité plutôt rares dans le hip-hop, forment l’essentiel d’une surprenante beauté.

La Terrasse, Agnès Izrine, 01/11/18

 

Au sol, sur les murs, dans les airs, les danseurs occupent tout l’espace, mariant danse verticale et hip-hop, dans un spectacle vertigineux.(…) On oublie les baudriers et les câbles, on ne retient que la fluidité, la légèreté d’un spectacle sur le fil.

France 2 – JT 20H, 15/12/18