samsara

jann gallois / cie burnout

La chorégraphe Jann Gallois, naviguant entre hip-hop et danse contemporaine, cultive la contrainte comme source de créativité. Samsara, sa nouvelle création aux influences bouddhistes, ne déroge pas à cette règle, l’entrave devenant même visible.

 

Sur scène, c’est ainsi une corde de trente mètres de long, pesant près de cent kilos, qui enchaîne les sept interprètes. Pour Jann Gallois, animée de questionnements spirituels, ce dispositif permet de matérialiser l’attachement aux choses, aux autres et à nous-mêmes. Ces liens sont autant de carcans qui nous empêchent d’atteindre le nirvana, la paix éternelle. Enlacés par cette guinde omniprésente, les danseuses et danseurs se meuvent comme un seul homme. Passés les premiers émois de la vie en communauté, se pose rapidement la question de l’indépendance. Dans ce troupeau humain, peu de place aux étreintes, aussitôt déconstruites par le mouvement du groupe. Tel l’effet papillon, chaque geste individuel provoque une réaction sur les autres. Mais l’obstacle, la souffrance ne sont-ils pas des appuis pour s’émanciper vers la spiritualité ? Après des gestes rapides et mécaniques, la chorégraphie s’engage dans la fluidité et la légèreté.
Sur une musique envoûtante de Charles Amblard, les corps s’élèvent pour cheminer progressivement vers la plénitude et l’élévation.

 

Sur une musique envoûtante de Charles Amblard, Samsara explore ainsi les limites et opportunités de la contrainte.

Parisart

 

Intriguant dès ses débuts, le ballet réserve un final sublime.

Le Figaro, François Deletraz, 13/11/19


Une danse à la fois sensible et précise.

Les Echos, Philippe Noisette, 08/11/19