ne pas finir comme roméo et juliette

la cordonnerie

Après avoir revisité de nombreux contes, La Cordonnerie s’immisce dans le couple de Roméo et Juliette. Ici pas de rivalité ancestrale mais deux mondes qui s’ignorent : les visibles et les invisibles.

 

Romy, championne de ping-pong, est une invisible. Réaliser à titre posthume le rêve de son vieux père l’entraîne de l’autre côté du pont. C’est là qu’elle va rencontrer Pierre, un écrivain timide. Fidèle aux principes du ciné-spectacle qui mêle cinéma, théâtre, musique et bruitages, les artistes interprètent sur scène tous les personnages, tout en fabriquant l’univers sonore et en doublant en direct le film, réalisé en amont. Dans cette fable surnaturelle et politique, emplie de mélancholie, La Cordonnerie rend visible avec beaucoup de finesse et de poésie les laissés-pour-compte de la société. Avec l’inventivité qui les caractérise, Methilde Weyergans et Samuel Hercule offrent une relecture décalée et onirique des amants de Vérone.

 

Ne pas finir comme Roméo et Juliette est un conte, une fable où l’invisible devient la métaphore de ceux qui sont relégués au ban de la société, tandis que la peur, la haine alimentent l’autre monde. Un spectacle sur l’étrangeté, dont la fabrication elle-même, cette interpénétration de tous les arts, ajoute une dimension féerique et poétique
L’Humanité, Marie-José Sirach, 10/2020

Une histoire d’amour impossible que La Cordonnerie raconte avec sa technique bien rodée du ciné-spectacle, qui réunit avec savoir-faire cinéma, théâtre, musique et bruitage. Les quatre artistes réalisent sur scène ce tour de force qui consiste à jouer, à fabriquer l’univers sonore et à doubler en direct le film, créé en amont. Cette fois, la fable contemporaine qu’ils construisent interroge une société qui marginalise et rend transparents certains individus. À partager avec les plus grands.
Télérama, Françoise Sabatier-Morel, 10/2020