le nécessaire déséquilibre des choses

Marionnettes, matière poétique et musique en direct

les anges au plafond

Après leur cycle de créations autour de figures mythologiques et mythiques, les Anges au Plafond, compagnie associée à la maisondelaculture, se recentrent sur l’Homme d’aujourd’hui et s’emparent du grand tourment qu’est l’amour.

 

En chercheurs avertis, ils explorent les méandres du corps humain et sa mécanique complexe et pourtant bien huilée. Mais quel est donc ce phénomène qui vient gripper les rouages de la machine et la fait subitement s’emballer, dérailler ? Leur examen clinique les mène à analyser délicatement le sentiment amoureux tout comme l’a fait le philosophe et linguiste Roland Barthes dans ses Fragments du discours amoureux. A leurs côtés, les marionnettes de papier servent de matière à la dissection intime et scientifique de cette émotion hors du commun. Apparaissent aussi un cœur qui bat tout seul, un minotaure perdu dans son labyrinthe, une meute de loups, un homme de papier – comme autant de figures pour tenter de rejouer le rapport à l’Autre, de déjouer le déséquilibre introduit par le désir. Dans une scénographie lumineuse qui réunit la scène et la salle, deux quatuors se jaugent, s’interpellent. Un quatuor de jeu constitué de deux marionnettistes, d’une plasticienne et d’un homme-échelle fait ainsi face à un quatuor à cordes dont la contrebasse est le cœur vibrant.
Et c’est toujours avec leur immense sensibilité, que les Anges au Plafond nous entraînent dans l’engrenage de la mécanique amoureuse. Nécessaire !

 

PREMIERES FRANCAISES