la magie lente

denis lachaud / pierre notte / benoit giros / la compagnie du nord

Exhumer le passé et ses secrets traumatiques, c’est le propos du spectacle La Magie lente, un seul en scène qui nous entraîne avec justesse et émotion dans les méandres de l’âme humaine.

 

Sous la forme d’une conférence, le comédien Benoît Giros expose le cas clinique de Monsieur Louvier, victime d’une erreur de diagnostic. Marié et père de deux enfants, celui-ci est traité depuis dix ans – à tort – pour schizophrénie. De déprime en déprime, en proie à ce qu’il prend pour des hallucinations, il décide de consulter un nouveau psychanalyste, Kemener. Commence alors pour Louvier un cheminement de découverte de soi, jalonné de refoulements, de non-dits familiaux jusqu’à l’éclatement de la vérité sur la tragédie de son enfance.
La mise en scène de Pierre Notte, sobre et minimale – une table et quelques chaises – laisse la place aux mots percutants et cruels du texte de Denis Lachaud. De simples modifications de posture, d’intonation, un changement de lumière par le comédien lui-même, suffisent à comprendre les différents rôles qu’endosse Benoît Giros. Il est tour à tour le conférencier, l’ancien et le nouveau praticien, Louvier, les voix qu’il entend.
Avec sobriété et intensité, dans une tension palpable, il nous raconte cette lente mise à nu, ce passage de l’ombre à la lumière. Bouleversant !

 

Il faut courir découvrir ce spectacle, pour la grâce d’un acteur éblouissant, pour ce texte si fort et si juste, pour cette magie si puissante.

Artistik rezo, Hélène Kuttner, 06/04/18

 

C’est peu dire que le spectacle secoue, même si ce voyage en enfer – véritable ode au pouvoir des mots – laisse in fine poindre l’espoir.

La Petite revue, Yann Albert, 04/18

 

Certains acteurs traversent le feu lorsqu’ils gagnent la scène du théâtre. Benoit Giros est de ceux-là.

Télérama, Joëlle Gayot, 07/11/18

 

Un pari audacieux et gagné pour sortir de l’oubli forcé et dire, droit dans les yeux, l’insupportable, caché dans les draps sales du sordide familial.

L’humanité, Gérald Rossi, 17/07/18

 

C’est une parole agissante qui est mise en lumière, dans sa crudité extrême, son entêtement, ses douleurs, sa puissance et son impuissance entremêlées.

La Terrasse, Agnès Santi, 22/06/18