hamlet

william shakespeare / thibault perrenoud / cie kobal’t

La compagnie Kobal’t, collectif d’acteurs, s’approprie avec énergie Hamlet, le chef-d’œuvre de Shakespeare, si souvent adapté.

 

Face à ce monument, Thibault Perrenoud et ses complices se lancent le défi de retrouver l’essence même du texte originel, en plongeant aux racines du théâtre élisabéthain, à l’époque où le Théâtre du Globe bruissait des réactions décomplexées du public venu se divertir. Ainsi, ils optent pour un dispositif scénique tri-frontal, installant les spectateurs au cœur du jeu ; certains, invités au banquet des noces de Gertrude et Claudius, d’autres sur des gradins au plus proche du plateau. Dans ce retour aux sources, ils s’appuient également sur la nouvelle traduction signée Clément Camar-Mercier qui privilégie avec limpidité le verbe et l’action, sans jamais édulcorer le propos. Tour à tour, le public rit franchement, se trouve saisi par l’effroi face à la folie d’Hamlet, interprété par Thibault Perrenoud lui-même. Dans sa mise en scène, il choisit de recentrer l’œuvre autour de trois cérémonies, pivots de cette tragédie : le mariage de Gertrude et Claudius, le subterfuge d’Hamlet pour démasquer le coupable du meurtre de son père et l’enterrement d’Ophélie. Par ailleurs, il prend le parti d’une distribution resserrée à cinq comédiens, interprétant pour trois d’entre eux double rôle.
Menée tambour battant, cette mise en scène survitaminée, passant allégrement de la farce à la tragédie, ravive avec fougue et intelligence la pièce de Shakespeare. Décoiffant !

 

Thibault Perrenoud donne lieu à un Hamlet bourré d’énergie, où la folie, bien qu’elle conduise jusqu’au tombeau, peut aussi être prétexte à rire.

Les Echos, Vincent Bouquet, 22/01/20

 

En retournant ainsi la célèbre question « To be or not to be », le metteur en scène Thibault Perrenoud montre une approche inédite, plus intime peut-être.

Lapepiniere, Fabien Imhof, 28/11/19


On arrive encore à être surpris, emporté par une histoire que l’on connait presque par coeur.

Ceci n’est pas une critique, Axel Ito, 12/01/20