frankenstein

mary shelley / karine birgé / cie karyatides

Les grands classiques passés à la moulinette de la compagnie belge Les Karyatides, vous ne les verrez plus du même œil ! Grâce à un bric-à-brac poétique, les œuvres prennent vie pour restituer avec pertinence et inventivité leur substantifique moëlle.

 

Les Karyatides s’emparent des récits bien connus pour en proposer une version novatrice, stylisée et vivifiante. Après avoir adapté notamment Madame Bovary, Carmen ou encore Les Misérables, c’est le roman fantastique de Mary Shelley, Frankenstein, accolé ici au mythe de Prométhée, qui est revisité, à la manière d’un opéra miniature. Le jeune Victor Frankenstein, ravagé par la mort de sa mère, repousse les limites de la science pour la ramener à la vie. Multipliant les expérimentations, il fabrique une créature qu’il abandonne, la laissant face à son irrépressible besoin d’amour. Avec un art consommé de la synthèse, dans une esthétique dépouillée, deux comédiens manipulateurs, une chanteuse lyrique et un pianiste racontent cette histoire fascinante et rocambolesque. Jouant de références connues de tous, ils mélangent les genres et les codes. Le clair-obscur de la scène est habité de poupées, figurines, bustes chinés, incarnant la mère de Victor, sa sœur adoptive puis épouse Elizabeth, les scientifiques et la créature.
Mêlant tendresse, humour et réflexion philosophique, les Karyatides font vivre ces objets, ravivant en chacun d’entre nous notre âme d’enfant.

 

Rythmé, conjuguant intelligemment humour et déchirements, corps et objets, paroles et musique, l’ensemble séduit. Le spectacle (…) parvient à aborder les différentes facettes du mythe tout en s’accordant quelques libertés, anachronismes et clins d’œil divers.

Focus sur Le Vif, Estelle Spoto, 09/05/19

 

D’une sobre précision, et d’une beauté spectrale, ce Frankenstein joue diablement avec le feu.

Le Soir, Catherine Makereel, 10/05/19

 

Les objets s’éveillent à la vie. Le chant lyrique leur offre une véritable profondeur.

RTBF radio Musique 3, François Caudron, 10/05/19



Frankenstein : drôle, attendrissant et philosophique. La musicalité procure un sentiment de perfection musicale (…) Cette pièce est à conseiller à tous les amoureux des arts vivants. Attendez-vous à passer sans cesse du rire à la tristesse (…)

Crescendo magazin, Romy Leroy, 10/05/19