Chronique #67

Les bonheurs d’Anne-Sophie

Dessins : Cathy Beauvallet
Texte et son : Dominique Delajot

 

Anne Sophie aime la précision. Anne-Sophie aime que ça tombe juste, et la justesse côtoie l’harmonie. Ce n’est sans doute pas un hasard si Anne-Sophie a suivi une formation en musicologie, niveau licence, avant de s’engager dans un master administration et gestion de la musique à la Sorbonne.

Anne-Sophie est administratrice de la Maison de la Culture. Mais au départ, son truc, sa passion c’est le spectacle : le spectacle et la musique sont mes centres d’intérêt », reconnaît-elle, même si elle n’a jamais voulu faire de la musique son métier.  Elle aime prévoir et anticiper, « bien gérer c’est bien anticiper, j’adore faire ça, avec les plannings, les équipes, les projets… ».

Le rôle d’Anne-Sophie est transversal car la Maison de la Culture n’a pas juste pour mission de diffuser, elle va à la rencontre des artistes et les aides à ce que leurs projets prennent rendez-vous avec le public.

 

 

Bon, donc vu sous cet angle, tout est merveilleux. Sauf… sauf… que l’administratrice le dit elle-même : «oui  je suis la pénible ». En clair, c’est elle qui donne le feu vert, c’est Anne-Sophie qui dit : «  oui, ça passe ou non on ne peut pas », autant dire qu’avec le boss, le binôme doit être efficient et il l’est .

La personne chargée des finances reste la seule capable de voir comment articuler l’ensemble du budget sur l’année.

Mais les réponses aux demandes ne sont pas binaires. Anne-Sophie cherche la plupart du temps comment répondre pour que les projets puissent se réaliser : «  souvent mon rôle consiste à voir comment nous pouvons nous organiser autrement pour faire plus ».

 

 

L’administratrice-musicienne sait donc accorder les violons, nous pourrions dire aussi les luths car elle est passionnée par la musique baroque et plus largement par la musique classique.  Elle est même force de proposition en la matière dans la programmation. « Une facette du métier qui est très rarement exercée » confie-t-elle. Mais là encore Anne-Sophie a toute la confiance du directeur Olivier Atlan. Et comme d’autres, parfois, quand elle a joué un rôle de conseillère pour que les artistes soient inscrits dans le programme de la saison, avant le spectacle, elle présente la soirée au public.

Un phare dans la tempête

Arrivée à Bourges il y a sept ans, l’administratrice, n’a pas vu le temps passer et l’heure de la nouvelle maison est arrivée. « Enfin ce projet va se concrétiser ! De voir les équipes se mobiliser, et penser à tout ce que nous allons pouvoir faire et proposer au public, c’est très enthousiasmant. Et avec ce que nous avons vécu durant la crise sanitaire… cette nouvelle maison est vraiment pour nous un phare dans la tempête ».

Le dynamisme ! Voilà ce qui caractérise Anne-Sophie. Et quand le dynamisme se double de la précision, alors il devient d’une efficacité précieuse pour ne pas dire indispensable. Si administrer c’est prévoir, à la Maison de la Culture administrer c’est aussi créer.