Chronique #61

Garant de l’expression artistique

Dessins : Cathy Beauvallet
Texte et son : Dominique Delajot

 

Alors qu’il visitait le chantier de la nouvelle Maison, le 1 er décembre dernier, Yannick Bedin, maire-adjoint délégué à la Culture, s’est souvenu de la matinée du 25 avril 2018. Ce jour-là, Françoise Nyssen, ministre, posait la première pierre du futur bâtiment. Moment mémorable.

 « La meilleure façon d’être fidèle à un héritage, parfois, c’est de le réinventer », disait-elle en préambule de son discours. Yannick Bedin ne pouvait être que sensible à ce propos.

Inscrit en option théâtre quand il était jeune, au lycée Alain Fournier, à la fin des années 1980, l’élu d’aujourd’hui était déjà un abonné fidèle à la Maison de la Culture.

Yannick Bedin ne croit pas à cette notion abstraite de monde d’avant et de monde d’après, expression surexploitée. Il croit plus fortement à la transformation au fil des ans et à la nécessité d’un lieu de rencontre comme la nouvelle Maison de la Culture, une évidence encore plus prégnante en période de confinement et d’interdiction de circuler à certaines heures.

 

 

Selon Yannick Bedin, la Maison de la Culture, est un des principaux piliers du domaine dont il a la délégation en tant qu’élu. Ce n’est pas le seul, certes, mais le lieu et l’entité et ses puissantes racines, la force de ses propositions en matière de spectacles vivants, confèrent à notre maison une place majeure, surtout quand la ville souhaite s’imposer aux côtés des plus grands lieux culturels français. La ville candidate notamment pour être capitale européenne de la culture. Si l’élu parle de locomotives, quand il évoque toutes les structures berruyères, c’est qu’elles sont là pour essaimer, mais aussi pour entrainer celles et ceux qui avec leurs offres font grandir et s’épanouir une population de jeunes et de moins jeunes. Ainsi, Yannick Bedin, depuis longtemps, soutient l’action de la Maison de la Culture sans doute encore plus aujourd’hui car il prend à cœur son rôle d’élu qu’il identifie ainsi : « nous sommes les garants de toutes les expressions de formes artistiques ».

 

Le théâtre et tout, ou presque tout ce qui fait la culture, ont été en cette période de crise sanitaire, arbitrairement, en tous cas injustement, bannis des domaines essentiels à l’existence, il n’en reste pas moins que la ville a fait de la culture une de ses priorités.  « Le théâtre est constitutif de la démocratie » selon Yannick Bedin. « Notre société s’est construite autour de cette parole artistique, parce que c’est politique, parce que ça parle des gens ».

La ville met en place un projet culturel, la Maison de la Culture est un outil incontournable qui avec ce nouvel équipement poursuit, sans doute autrement, dans cet esprit du temps et de la transformation, le pari fait en 1964 par André Malraux. Françoise Nyssen l’avait dit lors de sa venue à Bourges : « Vous avez su réinventer l’héritage. Faire différemment. Vous avez eu le courage de la différence, dans la méthode et dans l’action, pour servir une ambition inchangée ».